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Internet des Objets : c’est déjà demain ? (2nd partie)

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« D’ici la fin de la décennie, il y aura 50 milliards d’objets connectés. »

C’est en tout cas ce que stipule Viktor Arvidsson, Directeur de la Stratégie et des Affaires Réglementaires d’Ericsson France et du compte global France Telecom, dans une interview accordée à silicon.fr.

Selon un rapport publié par l’UIT (l’Union Internationale des Télécommunications), au cours des 20 prochaines années, le nombre d’internautes, pourtant en pleine augmentation, sera donc vraisemblablement infime par-rapport à la multitude d’objets qui pourront communiquer les uns avec les autres par voie électronique.

Ce sont ces prévisions qui font que l’Internet des objets fait beaucoup parler de lui actuellement. Cependant, des objets communicants existent depuis quelques années déjà.

Dans cette seconde partie, je vous propose de faire un rapide tour d’horizon des objets communicants depuis leurs balbutiements jusqu’à aujourd’hui.

DU NABAZTAG A AUJOURD’HUI

Les Nabaztag:Tag

Les Nabaztag:Tag

Vous souvenez-vous du Nabaztag ?

Ce lapin est considéré comme l’un des premiers objets communicants. Lancé dans une première version en 2005, une fois connecté au WIFI, le Nabaztag est alors capable de lire à voix haute les courriers électroniques, de diffuser des informations, de la musique ou d’émettre des signaux visuels. Selon les préférences de l’utilisateur, il donne ainsi les titres des actualités via des flux RSS, la météo, la bourse, la qualité de l’air, le trafic routier du périphérique de Paris, etc…

Co-inventé par Rafi Haladjian, le Nabaztag a connu un grand nombre d’évolutions et a été source d’inspirations pour un grand  nombre d’entrepreneurs dans l’Internet des objets.

Le Kit Nike+iPod

overview_heroLancé aux Etats-Unis en Juillet 2006 puis en France en octobre de la même année, Le kit Nike+Ipod est un dispositif qui mesure et enregistre la distance et la vitesse d’un entraînement de marche ou de course à pied.

Le kit Nike+iPod se compose d’un émetteur qui se place dans la chaussure et d’un récepteur qui se connecte à un iPod Nano, puis également à un iPod touch ou un iPhone.

L’émetteur est composé d’une cellule piezo électrique (la cellule piézo est composée de 2 membranes sensibles transformant chaque impulsion, choc faible à fort, en courant électrique). Chaque impulsion est couplée à un algorithme de calcul, simulant la foulée du coureur. L’émetteur s’insère sous la semelle d’une chaussure mais qui peut également être logé dans une petite pochette accrochée aux lacets.

Le récepteur, lui, s’enfiche sur le connecteur dock de l’iPod Nano, Touch ou Iphone.

C’est le logiciel iTunes doit être employé pour transmettre l’historique au site Nike+ qui permet de se donner des objectifs à atteindre pour progresser ou défier d’autres utilisateurs dans le monde entier. Il est également possible de récupérer les fichiers avec les données brutes et les décrypter en ligne ou hors ligne afin d’avoir plus de détails. Pendant la course, il est possible de voir l’évolution sur l’écran ou de demander la lecture de celle-ci directement dans les écouteurs.

Le lancement fut un tel succès que le kit fut en rupture de stock pendant quelques semaines.

Le pèse-personne Withings

En 2008, est créée la Société française Withings qui s’est donné pour objectif de revisiter l’électronique grand public en

Le pèse-personne Withings

Le pèse-personne Withings

l’enrichissant de nouveaux services par une connexion à l’Internet.

Le premier objet revisité par Withings est le pèse personne Withings, édité et commercialisé en France dès juin 2009.

Ce pèse-personne, une fois connecté à Internet, envoie automatiquement vos données à votre PC, Mac, Smartphone ou tablette, sous forme d’un tableau de bord qui permet de gérer jusqu’à 8 utilisateurs.

Votre tableau de bord vous indique l’historique de votre poids, mais évalue aussi votre masse musculaire et votre masse graisseuse

Cette balance offre également de nombreux services connectés, comme l’accès à un coach sportif, un nutritionniste, l’envoi de vos données à votre carnet de santé online.

Le Chumby

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Existant aux Etats-Unis depuis 2007, c’est n’est qu’en 2010 que la Société lyonnaise Domadoo, spécialisée dans la domotique, commence à commercialiser le Chumby en France.

Le Chumby est donc un appareil communicant de la taille d’un radio-réveil ou d’un mini-téléviseur, doté d’un écran tactile de 3,5 pouces (résolution 320×240) connecté à internet en WiFi, qui affiche en rotation aléatoire des informations diverses que vous avez préalablement sélectionnées : bourse, infos, blogs, météo, photos, vidéos, dessins, radios, notes… Un peu à la manière d’un iPhone, vous pouvez installer toutes les applications que vous souhaitez (appelés widgets), parmi un choix de plus de 1500 disponibles, toutes gratuites. Il suffit de brancher votre Chumby, de le connecter à votre réseau en WiFi, et d’utiliser votre ordinateur pour créer une gamme de favoris à partir des widgets que vous désirez dans plus de 30 catégories. De nouveaux widgets sont ajoutés à la bibliothèque très souvent.

Les objets stars du salon LeWeb’12

Aujourd’hui, et en particulier dans les solutions présentées à LeWeb’12, on peut noter des inventions particulièrement avancées :

Le premier outil a été présenté par le fameux que Tony Fadell, qui n’est autre que l’ingénieur ayant conçu l’Ipod. En mars 2010, il quitte Apple pour se lancer dans une nouvelle aventure entrepreneuriale : Nest. Ce nouveau projet vise à commercialiser des thermostats aussi intelligents que des Smartphones.

Le thermostat Nest

Le thermostat Nest

Le produit développé par Nest est un thermostat de nouvelle génération qui permet de régler la température de son habitation de la manière la plus fine qui soit, et d’économiser de l’énergie.

Une fois connecté, l’appareil va lui même se renseigner sur la météo extérieure pour s’adapter au mieux aux conditions. Bardé de capteurs, il apprend également des habitudes de vie des habitants du foyer où il est installé. Absence, présence, température préférée, pièces occupées, inoccupées, autant de paramètres qui entrent en compte dans la programmation du dispositif. L’ensemble est en outre pilotable à distance depuis un smartphone, via une application.

Le Nest devrait être disponible en France d’ici quelques mois.

L’invention la plus « bluffante » pourrait être Muse, créé par la Société InteraXon. Muse est une sorte de serre-tête sans fil permettant à son utilisateur de surveiller son activité cérébrale en temps réel via un appareil mobile.Il comporte plusieurs capteurs intégrés – deux qui entrent en contact avec le front, et un derrière chaque oreille. Il mesure l’activité électrique du cerveau, et transmet les données au terminal mobile de l’utilisateur grâce à une application dédiée. Celle-ci se charge de retranscrire les ondes cérébrales sur l’écran.

A terme, Muse pourrait être utilisé pour contrôler des fonctions sur les smartphones, ordinateurs, appareils ménagers, par la seule force de la pensée.

En voici une présentation vidéo :

D’autres objets communicants présentés ont marqué les esprits, comme l’ampoule LIFX, ampoule LED multicolore et WI-FI ; ou la Sphero Balle, robot sous forme de balle de 10 centimètres de diamètre, pilotable via smartphone ou tablette.

On le voit, la création et la mise sur le marché d’objets communicants commencent à prendre une place significative dans l’évolution d’internet et ce dans de nombreux domaines d’activités, ce qui laisse penser que la révolution annoncée il y a quelques années par l’émergence de l’Internet des Objets est déjà en place.

Alors, l’Internet des Objets, c’est déjà demain ?…

 

(Si vous n’avez pas lue la première partie de l’article, c’est par ici >)

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Internet des objets : c’est déjà demain ? (1re partie)

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Lorsque l’on imagine le Web 3.0 soit le futur du Web, il est inévitable, à l’heure actuelle, de parler de l’Internet des Objets. 

C’est d’ailleurs le thème fédérateur de la session LeWeb’12 qui se déroule actuellement à Paris. Plus qu’un thème précurseur, Loïc Le Meur, co-organisateur de ce rendez-vous de la planète Web, explique, dans une interview accordée à ITespresso.fr, que « L’internet des objets est un mouvement de fond.« 

Loïc Le Meur poursuit en définissant l’Internet des objets : « C’est la conjonction du matériel et du logiciel, enrichi par nos interactions sociales sur le web ou le mobile. »

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Pourquoi avoir choisi ce thème pour la session 2012 ?

Dans cette même interview, Loïc Le Meur répond : « C’est tout simplement le thème qui suscite le plus d’activité entrepreneuriale dans la Silicon Valley cette année. Plus de la moitié des dossiers sont liés aux objets connectés, enrichis par leur connexion à Internet et leurs interactions avec les autres internautes. »

Ce sont donc plus de 3000 participants qui participent actuellement à cette grande réunion sur le thème de l’Internet des Objets.

L’EMERGENCE DE L’INTERNET DES OBJETS

DU PERSONAL COMPUTER A L’INFORMATIQUE UBIQUITAIRE…

«Les technologies les plus profondément enracinées sont les technologies invisibles. Elles s’intègrent dans la trame de la vie quotidienne jusqu’à ne plus pouvoir en être distinguées»

Mark Weiser. 

C’est en ces termes que le défunt Mark Weiser, ancien Directeur du Centre de recherches de XEROX à Palo Alto, préfigurait notre avenir lorsqu’il a inventé, en 1991, le terme d’ « Informatique ubiquitaire » , terme précurseur de l’Internet des objets.

L’informatique ubiquitaire désigne le fait que l’informatique est omniprésente.

Contrairement au modèle du Personal Computer dans lequel un seul utilisateur engage consciemment un dispositif unique dans un but spécialisé, quelqu’un qui « utilise » l’informatique ubiquitaire engage plusieurs dispositifs et systèmes informatiques simultanément, au cours de ses activités journalières, et n’est pas nécessairement averti qu’il en est ainsi.

L’informatique ubiquitaire ou la « technologie calme »

Mark Weiser, lors d’une de ses conférences, a énuméré 4 principes de l’informatique ubiquitaire :

  • Le but d’un ordinateur est de vous aider à faire quelque chose
  • Le meilleur ordinateur est un domestique tranquille et invisible
  • Plus vous faites de choses par intuition, plus vous êtes intelligent ; l’ordinateur doit être une extension de votre inconscient
  • La technologie doit créer le calme

Mark Weiser et John Seely Brown ont très vite associé le terme d’informatique ubiquitaire à la notion de « technologie calme ». Dans leur ouvrage commun, Designing Calm Technologyils décrivent la technologie calme comme « ce qui informe mais ne nécessite pas votre attention » ou « quand la technologie se retire dans l’arrière-plan de nos vies.« 

De l’Informatique ubiquitaire, on parle alors d’ « Intelligence ambiante »

 

L'évolution des ordinateurs : la course à la miniaturisation et à la diffusion dans le milieu ambiant

L’évolution des ordinateurs : la course à la miniaturisation et à la diffusion dans le milieu ambiant

Dans cette approche, donc, le concept d’ordinateur change : d’une activité de traitement exclusivement centrée sur l’utilisateur, l’informatique devient interface entre « objets communicants » et personnes, et entre personnes.

ET C’EST ALORS QUE L’ON PEUT PARLER D’INTERNET DES OBJETS

L’environnement pervasif (ou ubiquitaire) permet à ces objets communicants de se reconnaître entre eux et de se localiser automatiquement.

Ainsi, avec l’Internet des objets, l’objet physique devient – par le biais de son intelligence logicielle associée – un véritable acteur dans les processus dans lesquels il est engagé, au même titre que le sont les humains, les organisations ou certains systèmes d’information.

Une fois n’est pas coutume, je vous invite à visionner cette courte vidéo décrivant très simplement et clairement l’Internet des Objets. (Encore une vidéo en anglais mais si je l’ai moi-même comprise, vous comprendrez aussi, croyez-moi…)

 

La seconde partie de l’article est par ici >

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