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Qu’est-ce que le Web 3D ?

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Une fois n’est pas coutume, je vais commencer par une citation du Web 3D Consortium qui présente le Web 3D comme suit :

« Le Web 3D allie le sens humain intuitif de l’espace et du temps avec l’interaction de l’interface utilisateur et l’intégration du langage de programmation produisant une technologie véritablement nouvelle et passionnante pour l’Internet. L’évolution du Net à partir de la ligne de commande à 2D graphique aux interfaces 3D émergentes reflète les progrès fondamentaux en cours vers la conception d’interface centrée sur l’humain – qui va dans la direction d’une expérience médiatisée par un ordinateur plus immersif et réceptif. »

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Dans cette définition, les termes d’humain, d’espace, de temps et d’immersion sont essentiels.

En effet, Le Web3D correspondait initialement au concept d’un Web totalement en 3D, des hyperliens reliant les contenants entre eux.

En 1994, apparait son langage historique : le VRLM (Virtual Reality Markup Language). Mais à l’époque, la bande passante et les performances des terminaux ne permettent pas le portage de la 3D vers les navigateurs Web grand public.

Mais aujourd’hui, le terme de Web 3D désigne tous les contenus en 3D interactive. La 3D est interactive lorsqu’il est possible d’agir dessus en temps réel. Si le contenu de l’affichage est calculé en temps réel, cela signifie que l’utilisateur peut modifier a tout moment l’un de ses paramètres. Le contenu de la scène va donc évoluer en fonction des actions de l’utilisateur.

web3dComme le notent des étudiants de l’Université de Limoges, en septembre 2011, dans leur excellente étude Le Web 3.0 : état des lieux et perspectives d’avenir , « la véritable nouveauté réside dans la notion de temps réel et dans la généralisation des technologies le permettant » et continuent « La notion de temps réel, en opposition à la notion de 3D précalculée soumise à des contraintes importantes de temps de calcul préalable, permet donc aujourd’hui plus d’interactivité à travers des demandes de changements effectuées par des internautes habitués aux environnements riches issus du Web 2.0. C’est ainsi que certains auteurs vont même à résumer le Web 3.0 comme étant la somme du Web 2.0 et du Web 3D (Peres, 2008) permettant « une dimension émotionnelle forte qui rapproche et fédère » via « le langage naturel par excellence », la 3D portée sur le Web. »

Le Web 3D rend donc l’Internet attractif et proche du monde réel.

Parmi les applications existantes, nous pouvons citer :

  • la présentation d’objets sur les sites de e-commerce : Comme, par exemple, sur le site des montres Chaumet. Pour en apprendre plus sur l’utilisation de la 3D pour le commerce en ligne, je vous invite à consulter les articles de Frédéric Cavazza à ce sujet.
  • les jeux vidéo,  notamment les « MMO » (jeux massivement multi-joueurs) où les usages sont wowles plus avancés, comme dans  le fameux World of Warcraft
  • les applications : Home Design 3D, appli Iphone et Ipad qui permet de créer et d’aménager sa maison avec un rendu photo impressionnant de réalisme, certainement inspiré de l’outil de conception 3D Cuisine Ikea
  • la gestion d’avatars et les mondes virtuels. Nous pensons bien évidemment d’emblée au « métavers » (ou univers virtuel) Second Life qui permet à ses utilisateurs d’incarner des personnages virtuels dans un monde créé par les résidents eux-mêmes.
  • les visites de sites, musées, patrimoine… J’aimerais citer le Grand Palais qui offre une exploration 3D de son site époustouflante, ou encore le site Roland Garros qui, cette année, nous permettait de visiter le stade et les courts de tennis comme si nous y étions.

Ces usages du Web 3D ne sont bien évidemment pas les seuls, d’autres sont en pleine émergence, et mériteront des articles plus approfondis…

Pour terminer sur cette rapide et générale présentation du Web 3D, il me semble important de citer Sylvain HUET et Philippe ULRICH (Perès, 2007) qui expriment l’idée qu’outre des usages techniques et/ou ludiques, les environnements Web 3D sont de vrais lieux de vie, riches et conviviaux :

« La 3D temps réel n’est pas seulement réservée au domaine du jeu, comme on pourrait le penser au premier abord. Elle permet aussi de développer de nouveaux environnements de travail collaboratif (réunion à distance en web conférence, formation en classe virtuelle), de e-commerce (boutiques et galeries commerciales virtuelles) ou de réseaux sociaux d’expression et de partage (espaces personnels 3D), … des applications tant professionnelles que grand public qui reposent sur la 3D et la collaboration en temps réel.
La seule différence, c’est que l’image qu’on « habite » n’a pas de matérialité, ou plutôt sa matérialité est changeante. Réel ou virtuel, là n’est plus la question. Ce que vous communiquez dans cette image est bien réel : ce que vous faites aux autres, ce que vous dites aux autres est aussi réel que si vous utilisiez un support matériel. On parle souvent de « l’âme d’une maison », en évoquant en fait les traces que les habitants et les visiteurs y laissent. Il en est de même pour l’image qu’on habite : elle est marquée par la vie qui s’y organise.
« 

Pour aller d’ores et déjà plus loin dans la réflexion sur le sujet du Web 3D, je vous invite fortement à regarder ce débat sur le thème « Le Web 3D est-il l’avenir d’Internet », visible sur la Web-télé collaborative TECHTOC.TV.

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Internet des Objets : c’est déjà demain ? (2nd partie)

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« D’ici la fin de la décennie, il y aura 50 milliards d’objets connectés. »

C’est en tout cas ce que stipule Viktor Arvidsson, Directeur de la Stratégie et des Affaires Réglementaires d’Ericsson France et du compte global France Telecom, dans une interview accordée à silicon.fr.

Selon un rapport publié par l’UIT (l’Union Internationale des Télécommunications), au cours des 20 prochaines années, le nombre d’internautes, pourtant en pleine augmentation, sera donc vraisemblablement infime par-rapport à la multitude d’objets qui pourront communiquer les uns avec les autres par voie électronique.

Ce sont ces prévisions qui font que l’Internet des objets fait beaucoup parler de lui actuellement. Cependant, des objets communicants existent depuis quelques années déjà.

Dans cette seconde partie, je vous propose de faire un rapide tour d’horizon des objets communicants depuis leurs balbutiements jusqu’à aujourd’hui.

DU NABAZTAG A AUJOURD’HUI

Les Nabaztag:Tag

Les Nabaztag:Tag

Vous souvenez-vous du Nabaztag ?

Ce lapin est considéré comme l’un des premiers objets communicants. Lancé dans une première version en 2005, une fois connecté au WIFI, le Nabaztag est alors capable de lire à voix haute les courriers électroniques, de diffuser des informations, de la musique ou d’émettre des signaux visuels. Selon les préférences de l’utilisateur, il donne ainsi les titres des actualités via des flux RSS, la météo, la bourse, la qualité de l’air, le trafic routier du périphérique de Paris, etc…

Co-inventé par Rafi Haladjian, le Nabaztag a connu un grand nombre d’évolutions et a été source d’inspirations pour un grand  nombre d’entrepreneurs dans l’Internet des objets.

Le Kit Nike+iPod

overview_heroLancé aux Etats-Unis en Juillet 2006 puis en France en octobre de la même année, Le kit Nike+Ipod est un dispositif qui mesure et enregistre la distance et la vitesse d’un entraînement de marche ou de course à pied.

Le kit Nike+iPod se compose d’un émetteur qui se place dans la chaussure et d’un récepteur qui se connecte à un iPod Nano, puis également à un iPod touch ou un iPhone.

L’émetteur est composé d’une cellule piezo électrique (la cellule piézo est composée de 2 membranes sensibles transformant chaque impulsion, choc faible à fort, en courant électrique). Chaque impulsion est couplée à un algorithme de calcul, simulant la foulée du coureur. L’émetteur s’insère sous la semelle d’une chaussure mais qui peut également être logé dans une petite pochette accrochée aux lacets.

Le récepteur, lui, s’enfiche sur le connecteur dock de l’iPod Nano, Touch ou Iphone.

C’est le logiciel iTunes doit être employé pour transmettre l’historique au site Nike+ qui permet de se donner des objectifs à atteindre pour progresser ou défier d’autres utilisateurs dans le monde entier. Il est également possible de récupérer les fichiers avec les données brutes et les décrypter en ligne ou hors ligne afin d’avoir plus de détails. Pendant la course, il est possible de voir l’évolution sur l’écran ou de demander la lecture de celle-ci directement dans les écouteurs.

Le lancement fut un tel succès que le kit fut en rupture de stock pendant quelques semaines.

Le pèse-personne Withings

En 2008, est créée la Société française Withings qui s’est donné pour objectif de revisiter l’électronique grand public en

Le pèse-personne Withings

Le pèse-personne Withings

l’enrichissant de nouveaux services par une connexion à l’Internet.

Le premier objet revisité par Withings est le pèse personne Withings, édité et commercialisé en France dès juin 2009.

Ce pèse-personne, une fois connecté à Internet, envoie automatiquement vos données à votre PC, Mac, Smartphone ou tablette, sous forme d’un tableau de bord qui permet de gérer jusqu’à 8 utilisateurs.

Votre tableau de bord vous indique l’historique de votre poids, mais évalue aussi votre masse musculaire et votre masse graisseuse

Cette balance offre également de nombreux services connectés, comme l’accès à un coach sportif, un nutritionniste, l’envoi de vos données à votre carnet de santé online.

Le Chumby

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Existant aux Etats-Unis depuis 2007, c’est n’est qu’en 2010 que la Société lyonnaise Domadoo, spécialisée dans la domotique, commence à commercialiser le Chumby en France.

Le Chumby est donc un appareil communicant de la taille d’un radio-réveil ou d’un mini-téléviseur, doté d’un écran tactile de 3,5 pouces (résolution 320×240) connecté à internet en WiFi, qui affiche en rotation aléatoire des informations diverses que vous avez préalablement sélectionnées : bourse, infos, blogs, météo, photos, vidéos, dessins, radios, notes… Un peu à la manière d’un iPhone, vous pouvez installer toutes les applications que vous souhaitez (appelés widgets), parmi un choix de plus de 1500 disponibles, toutes gratuites. Il suffit de brancher votre Chumby, de le connecter à votre réseau en WiFi, et d’utiliser votre ordinateur pour créer une gamme de favoris à partir des widgets que vous désirez dans plus de 30 catégories. De nouveaux widgets sont ajoutés à la bibliothèque très souvent.

Les objets stars du salon LeWeb’12

Aujourd’hui, et en particulier dans les solutions présentées à LeWeb’12, on peut noter des inventions particulièrement avancées :

Le premier outil a été présenté par le fameux que Tony Fadell, qui n’est autre que l’ingénieur ayant conçu l’Ipod. En mars 2010, il quitte Apple pour se lancer dans une nouvelle aventure entrepreneuriale : Nest. Ce nouveau projet vise à commercialiser des thermostats aussi intelligents que des Smartphones.

Le thermostat Nest

Le thermostat Nest

Le produit développé par Nest est un thermostat de nouvelle génération qui permet de régler la température de son habitation de la manière la plus fine qui soit, et d’économiser de l’énergie.

Une fois connecté, l’appareil va lui même se renseigner sur la météo extérieure pour s’adapter au mieux aux conditions. Bardé de capteurs, il apprend également des habitudes de vie des habitants du foyer où il est installé. Absence, présence, température préférée, pièces occupées, inoccupées, autant de paramètres qui entrent en compte dans la programmation du dispositif. L’ensemble est en outre pilotable à distance depuis un smartphone, via une application.

Le Nest devrait être disponible en France d’ici quelques mois.

L’invention la plus « bluffante » pourrait être Muse, créé par la Société InteraXon. Muse est une sorte de serre-tête sans fil permettant à son utilisateur de surveiller son activité cérébrale en temps réel via un appareil mobile.Il comporte plusieurs capteurs intégrés – deux qui entrent en contact avec le front, et un derrière chaque oreille. Il mesure l’activité électrique du cerveau, et transmet les données au terminal mobile de l’utilisateur grâce à une application dédiée. Celle-ci se charge de retranscrire les ondes cérébrales sur l’écran.

A terme, Muse pourrait être utilisé pour contrôler des fonctions sur les smartphones, ordinateurs, appareils ménagers, par la seule force de la pensée.

En voici une présentation vidéo :

D’autres objets communicants présentés ont marqué les esprits, comme l’ampoule LIFX, ampoule LED multicolore et WI-FI ; ou la Sphero Balle, robot sous forme de balle de 10 centimètres de diamètre, pilotable via smartphone ou tablette.

On le voit, la création et la mise sur le marché d’objets communicants commencent à prendre une place significative dans l’évolution d’internet et ce dans de nombreux domaines d’activités, ce qui laisse penser que la révolution annoncée il y a quelques années par l’émergence de l’Internet des Objets est déjà en place.

Alors, l’Internet des Objets, c’est déjà demain ?…

 

(Si vous n’avez pas lue la première partie de l’article, c’est par ici >)

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Internet des objets : c’est déjà demain ? (1re partie)

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Lorsque l’on imagine le Web 3.0 soit le futur du Web, il est inévitable, à l’heure actuelle, de parler de l’Internet des Objets. 

C’est d’ailleurs le thème fédérateur de la session LeWeb’12 qui se déroule actuellement à Paris. Plus qu’un thème précurseur, Loïc Le Meur, co-organisateur de ce rendez-vous de la planète Web, explique, dans une interview accordée à ITespresso.fr, que « L’internet des objets est un mouvement de fond.« 

Loïc Le Meur poursuit en définissant l’Internet des objets : « C’est la conjonction du matériel et du logiciel, enrichi par nos interactions sociales sur le web ou le mobile. »

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Pourquoi avoir choisi ce thème pour la session 2012 ?

Dans cette même interview, Loïc Le Meur répond : « C’est tout simplement le thème qui suscite le plus d’activité entrepreneuriale dans la Silicon Valley cette année. Plus de la moitié des dossiers sont liés aux objets connectés, enrichis par leur connexion à Internet et leurs interactions avec les autres internautes. »

Ce sont donc plus de 3000 participants qui participent actuellement à cette grande réunion sur le thème de l’Internet des Objets.

L’EMERGENCE DE L’INTERNET DES OBJETS

DU PERSONAL COMPUTER A L’INFORMATIQUE UBIQUITAIRE…

«Les technologies les plus profondément enracinées sont les technologies invisibles. Elles s’intègrent dans la trame de la vie quotidienne jusqu’à ne plus pouvoir en être distinguées»

Mark Weiser. 

C’est en ces termes que le défunt Mark Weiser, ancien Directeur du Centre de recherches de XEROX à Palo Alto, préfigurait notre avenir lorsqu’il a inventé, en 1991, le terme d’ « Informatique ubiquitaire » , terme précurseur de l’Internet des objets.

L’informatique ubiquitaire désigne le fait que l’informatique est omniprésente.

Contrairement au modèle du Personal Computer dans lequel un seul utilisateur engage consciemment un dispositif unique dans un but spécialisé, quelqu’un qui « utilise » l’informatique ubiquitaire engage plusieurs dispositifs et systèmes informatiques simultanément, au cours de ses activités journalières, et n’est pas nécessairement averti qu’il en est ainsi.

L’informatique ubiquitaire ou la « technologie calme »

Mark Weiser, lors d’une de ses conférences, a énuméré 4 principes de l’informatique ubiquitaire :

  • Le but d’un ordinateur est de vous aider à faire quelque chose
  • Le meilleur ordinateur est un domestique tranquille et invisible
  • Plus vous faites de choses par intuition, plus vous êtes intelligent ; l’ordinateur doit être une extension de votre inconscient
  • La technologie doit créer le calme

Mark Weiser et John Seely Brown ont très vite associé le terme d’informatique ubiquitaire à la notion de « technologie calme ». Dans leur ouvrage commun, Designing Calm Technologyils décrivent la technologie calme comme « ce qui informe mais ne nécessite pas votre attention » ou « quand la technologie se retire dans l’arrière-plan de nos vies.« 

De l’Informatique ubiquitaire, on parle alors d’ « Intelligence ambiante »

 

L'évolution des ordinateurs : la course à la miniaturisation et à la diffusion dans le milieu ambiant

L’évolution des ordinateurs : la course à la miniaturisation et à la diffusion dans le milieu ambiant

Dans cette approche, donc, le concept d’ordinateur change : d’une activité de traitement exclusivement centrée sur l’utilisateur, l’informatique devient interface entre « objets communicants » et personnes, et entre personnes.

ET C’EST ALORS QUE L’ON PEUT PARLER D’INTERNET DES OBJETS

L’environnement pervasif (ou ubiquitaire) permet à ces objets communicants de se reconnaître entre eux et de se localiser automatiquement.

Ainsi, avec l’Internet des objets, l’objet physique devient – par le biais de son intelligence logicielle associée – un véritable acteur dans les processus dans lesquels il est engagé, au même titre que le sont les humains, les organisations ou certains systèmes d’information.

Une fois n’est pas coutume, je vous invite à visionner cette courte vidéo décrivant très simplement et clairement l’Internet des Objets. (Encore une vidéo en anglais mais si je l’ai moi-même comprise, vous comprendrez aussi, croyez-moi…)

 

La seconde partie de l’article est par ici >

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Le premier moteur de recherche sémantique de personnes a un nom : Yatedo

Double bonne nouvelle : le Web sémantique connait une avancée majeure et ce, grâce à une start-up qui est…française !

Yatedo est le premier (et le seul) moteur de recherche sémantique de personnes.

Avec mon précédent article, Le Web sémantique ou le futur du Web, vous avez pu vous familiariser avec le Web sémantique, découvrir son histoire, son émergence, son évolution et ses atouts.

Ici, vous allez découvrir comment Yatedo a lui-même émergé et évolué parallèlement aux travaux et aux recommandations du W3C

En 2007, deux étudiants d’Epitech, Amyne Berrada et Saad Zniber planchent sur un travail de fin d’année et s’intéressent à la recherche de personnes.

En effet, comme un grand nombre d’entre nous, Amyne et Saad ont voulu retrouver des amis ou des connaissances datant du Collège ou du Lycée et depuis perdus de vue. Avec l’émergence de nombreux réseaux sociaux, ils se rendent compte à quel point il est long et fastidieux de devoir rechercher une seule et unique personne dans chaque réseau social, ou de devoir cliquer sur chaque lien proposé par un moteur de recherche classique.

Ils listent alors les nombreux freins que possède la recherche de personnes :

  • Le manque de cohérence entre les résultats malmène l’internaute sur la toile.
  • Les homonymes ne sont pas distingués.
  • Aucune possibilité de prévisualiser le contenu des liens trouvés sans avoir à cliquer dessus.
  • Aucun contrôle des contenus en ligne depuis le moteur de recherche.
  • Le moteur de recherche se contente de trouver les mots recherchés sans les comprendre.
  • Les photos et les vidéos sont sous-représentées.
  • L’orthographe de la personne doit être exacte sous peine d’un résultat erroné.

(Source : Blog de Yatedo)

En bref, les freins créés par un Web de données non-liées et non-sémantique, repérés par le World Wide Web quelques années auparavant…

Les deux amis travaillent donc selon les recommandations du W3C et ce, peut-être même sans le savoir !

Ils se disent rapidement qu’il est dommage, qu’avec toutes ces données, il n’existe aucun outil qui puisse centraliser les informations d’une personne. Le défi est lancé : cet outil, ils vont le créer !

Au fur et à mesure que leur travail avance, les deux amis réalisent que la recherche de personnes va plus loin qu’une simple envie de retrouver un ancien ami ou collègue, et que leur outil peut avoir des utilisations beaucoup plus intéressantes et importantes pour la personne elle-même. En effet, l’émergence et l’évolution des réseaux sociaux jouant sur l’empreinte numérique que chacun laisse sur le Net, nos deux étudiants se rendent compte à quel point il est primordial de toujours avoir une excellente visibilité sur le Net pour mieux se valoriser, en particulier auprès de ses futurs employeurs.

Ces problèmes ainsi listés leur donne une idée : pourquoi pas un moteur de recherche dont les résultats ne seraient que des personnes ? Ainsi un outil permettant à l’internaute de trouver rapidement une personne à partir de n’importe quelle information tout en maîtrisant son identité numérique fait son chemin.

Au terme d’un travail sans relâche pendant plus de 2 ans, ces deux passionnés mettent au point un moteur de recherche qui utilise la technologie sémantique, capable de comprendre le contenu de chaque page ainsi que l’écriture phonétique, tout en prenant soin de distinguer les homonymes. Ils mettent au point un outil qui extrait les informations relatives aux personnes, qui sont par la suite structurées dans un seul et unique profil global qui reflète l’ensemble de la présence de la personne sur Internet.

En choisissant de présenter les résultats de recherche sous la forme de cartes d’identité numériques, Amyne et Saad trouvent la solution qui permet aux internautes de visualiser leur présence en ligne sur une seule page et d’en prendre le contrôle pour mieux organiser leurs contenus publics.

C’est ainsi qu’en 2009, Yatedo, le premier moteur de recherches sémantique de personnes, voit le jour.
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Vous pouvez en voir une présentation de l’époque dans un article paru sur le blog Descary.com
Le succès est immédiat et fulgurant : en 3 mois, le site atteint 1 million de visiteurs uniques !
Yatedo s’est donc rapidement développé grâce à une levée de fonds d’1,2 million d’euros et avec l’aide de Denis Jacquet, Président de l’association  « Parrainer la Croissance« , et maintenant également PDG de Yatedo.
Début 2012, le site du magazine Challenges classera même Yatedo dans les 100 start-up où investir et le journal L’Entreprise fera un portrait de Saad Zniber dans sa rubrique « Innovation et Créativité » parmi d’autres « 10gital natives et entrepreneurs« 
Yatedo vous permet donc de retrouver n’importe qui avec n’importe quel type de mots clefs :
  • recherche simple
  • recherche phonétique
  • recherche par connaissance
  • recherche par entreprise
  • recherche par école
  • recherche locale
  • recherche par emploi
  • recherche par film…

Et encore d’autres possibilités sont envisageables !

Exemple de recherche phonétique
Exemple de recherche phonétique
De plus, grâce à Yatedo, vous pouvez gérer votre e-réputation et améliorer votre visibilité simultanément grâce à la possibilité de modifier le contenu de votre profil Yatedo. (C’est ici)

De quoi est composé un profil Yatedo ?

Voici les  catégories d’informations que vous pouvez sur un profil Yatedo :

  • Une présentation synthétisée de la personne
  • Une biographie
  • Un résumé général de la personne
  • Ses informations de contacts et de profils sociaux
  • Son expérience professionnelle
  • Ses compétences techniques
  • Son parcours scolaires
  • Ses blogs et sites
  • Les sites web qui parlent de cette personne
  • Ses photos et ses vidéos publiques
Exemple d'un profil Yatedo

Exemple d’un profil Yatedo

Et, tout en structurant les données des personnes, Yatedo aide les internautes à se connecter entre eux, grâce à la visualisation d’un graph social (les fameux graph chers au Linked Data…)
Exemple d'un GRAPH social

Exemple d’un GRAPH social

En utilisant la technologie sémantique et en entrant de plein pieds dans le Web des données, Yatedo peut-être considéré comme un outil 3.0, étant un pionnier en la matière de recherche sémantique qui constituera, c’est certain, l’ensemble du web de demain.

(Je vous invite à lire cet article paru sur Winmacsofts qui montre bien à quel point la recherche sémantique via Yatedo est plus puissante et pertinente qu’une recherche classique.)
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Aujourd’hui, Yatedo c’est une équipe de 10 personnes, plus de 4 millions de visiteurs uniques et, depuis aujourd’hui, en prime, une appli Iphone, qui sera bientôt disponible également sous Androïd.
Si vous souhaitez en savoir plus, rechercher précisément une personne, prendre le contrôle de votre profil Yatedo et gérer votre identité numérique, je vous invite à consulter :

 

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Le web sémantique ou le futur du Web

MAIS, AU FAIT, QU’EST-CE QUE LE WEB SEMANTIQUE ?

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DU W3C…

L’expression « Web sémantique » a été utilisée la première fois en 1994 par Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web et directeur du World Wide Web Consortium (« W3C »), qui supervise le développement des technologies communes du Web sémantique.

En 1999, Tim Berners-Lee a exprimé la vision du Web sémantique comme suit :

« J’ai fait un rêve pour le Web [dans lequel les ordinateurs] deviennent capables d’analyser toutes les données sur le Web — le contenu, liens, et les transactions entre les personnes et les ordinateurs. Un « Web Sémantique », qui devrait rendre cela possible, n’a pas encore émergé, mais quand ce sera fait, les mécanismes plan-plan d’échange, de bureaucratie et de nos vies quotidiennes seront traités par des machines dialoguant avec d’autres machines. Les « agents intelligents » qu’on nous promet depuis longtemps vont enfin se concrétiser. » Weaving the Web

Il montre alors en quoi les liens hypertextes ou, plus précisément, la façon dont on met en relation les documents sur le Web est trop limitée pour permettre aux machines de relier automatiquement les données contenues sur le Web à la réalité.
Il présentera le Web sémantique comme une sorte d’extension du Web des documents, qui constitue une base de données à l’échelle mondiale, afin que toutes les machines puissent mieux lier les données du Web. Cette feuille de route se matérialise par une représentation graphique, le «layer cake», qui montre l’agencement des différentes briques technologiques du Web sémantique.

Le "Layer cake" de Tim Berners-Lee

Le « Layer cake » de Tim Berners-Lee

D’un web orienté « document », nous évoluons donc vers un web qui a du « sens ». Ou, autrement dit : structurer de l’information pour créer informatiquement du sens qui serait compréhensible par les machines.

Le Web sémantique ferait en sorte que les outils utilisés par l’utilisateur ne puissent plus juste les afficher, mais automatiser les requêtes, et intégrer et réutiliser les données au travers d’applications diverses. Le but est de transformer la masse ingérable des pages Web en un gigantesque index hiérarchisé.

En 2006, un groupe de travail du W3C crée un nouveau langage standard du web : SPARQL (prononcé « sparkle », en anglais « étincelle »). Ce standard, considéré comme l’une des technologies clés du web sémantique, permet de relier entre elles les informations qui jusque-là étaient traitées séparément. Le fonctionnement du web sémantique intègre donc au web actuel la possibilité d’agréger plusieurs données liées entre elles : soit « sémantiquement », soit par des attributs qui les déterminent.

En faisant une requête sur un moteur proposant de la recherche en langage naturel, vous l’interrogerez comme vous parlez, et il transformera cette demande en langage compréhensible et cohérent pour la machine. Les informations ne seraient plus simplement stockées mais « comprises » par les ordinateurs afin d’apporter à l’utilisateur ce qu’il cherche vraiment.

Du gigantesque catalogue qu’il est aujourd’hui, le Web pourrait ainsi se transformer en un guide intelligent, capable d’apporter des réponses complètes et immédiates à des requêtes en langage naturel, et de favoriser le développement de nouvelles formes d’intelligence collective.

D’ailleurs, les technologies servant à l’analyse sémantique sont directement issues de la recherche en Intelligence Artificielle, avec :

  • Le Text Mining : Comprendre le sens des phrases (en dépassant les limites du mot clef) en triant ce qui est pertinent de ce qui ne l’est pas.
  • Le Data Mining : Classifier des documents, les regrouper par affinités, les hiérarchiser.

(Source : L’E-Réputation à l’heure de la surcharge informationnelle, par Eglantine Schimtt)

Si tout cela reste encore quelque peu obscur pour vous, je vous conseille cette excellente vidéo (en anglais) qui présente très bien le Web sémantique dans ses grandes lignes :

…EN PASSANT PAR LE WEB DES DONNEES…

Pour parvenir à l’émergence de nouvelles connaissances en s’appuyant sur les celles déjà présentes sur Internet, on constate donc que le Web sémantique met en œuvre le Web des données qui consiste à lier et structurer l’information sur Internet pour accéder simplement à la connaissance qu’elle contient déjà.

Le Web des données, ou Linked Data, est complémentaire du Web sémantique dans son but de publier des données structurées sur le Web, non pas sous la forme de silos de données isolés les uns des autres, mais en les reliant entre elles pour constituer un réseau global d’informations.

Voici une autre excellente vidéo (et en français !) présentant très clairement le Web des données et ses atouts, tant pour les utilisateurs que pour les fournisseurs de données :

L’application des technologies du Web sémantique a été longtemps limitée au domaine de la recherche. Une adoption plus large, par exemple dans le monde de l’entreprise, était nécessaire pour faire de la vision du Web sémantique une réalité.

C’est ainsi qu’après Powerset de Microsoft ou Antidot Finder Suite, projet du CNRS, dess moteurs de recherche sémantique destinés au monde de l’entreprise ont vu le jour : NGLbAse, SYNOMIA (utilisé par EDF, AXA…), Sinequa CS (utilisé par Gaz de France) et WolframAlpha.

Evolution du graphe des données liées de 2007 à 2010

Evolution du graphe des données liées de 2007 à 2010

Le lancement de l’initiative « Linking Open Data » par le W3C en 2006 avait pour objectifs :

  • de promouvoir une vision du Web comme une base de données globale,
  • et de relier les données sur le Web de la même façon que l’hypertexte permet de relier des documents (les pages Web).

Les quatre grands principes du Web de données sont :

  • nommer les ressources avec des URI ;
  • utiliser des URI http (ou URI déréférençables) de façon à ce qu’on puisse utiliser ces URI pour accéder à des informations sur les ressources ;
  • lorsqu’on déréférence une URI, renvoyer des informations utiles grâce à RDF et SPARQL ;
  • se relier avec d’autres URI pour créer un réseau de liens.

(Source : BnF)

Le respect de ces quatre grands principes permet de relier les différents jeux de données accessibles en ligne, et de parcourir les données de façon transparente et globale.

Ainsi, le Web de données contribue à réaliser l’un des objectifs initiaux du Web sémantique : sortir les données des silos pour qu’elles puissent être plus facilement exploitées par des machines.

« Web sémantique » est parfois utilisé comme synonyme de « Web 3.0 », bien que la définition de chaque expression varie, selon les avis et points de vue de chacun.

Je terminerai par une autre citation de Tim Berners-Lee qui, lui, décrit le Web sémantique comme une composante du Web 3.0 :

«  Les gens continuent à demander ce qu’est le Web 3.0. Je suppose que lorsque vous aurez une superposition de dessins vectoriels — toute en vagues et en plis brumeux — décrivant le Web 2.0, et accès à un Web sémantique intégré dans cet immense espace de données, vous aurez accès à une incroyable ressource de données.  »

— A ‘more revolutionary’ Web, 2006, Victoria Shannon

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